Salle de Presse
septembre 2007
Pêcheries Ontario
La pêche excessive dans la zone du traité Robinson-Huron, au centre de l’Ontario, est devenue un problème très sérieux. Tellement important que les Premières Nations de cet endroit se sont rassemblées pour organiser et planifier une stratégie visant à regagner le contrôle sur leur pêcherie.
« Les ressources de cette zone sont épuisées. Mais, les communautés ne sont pas restées inactives. Elles entreprennent des démarches proactives pour regagner le contrôle de leur pêcherie dans le but d’arrêter l’exploitation de leurs lacs et rivières », affirme Robert Houle le directeur régional du bureau de l’Ontario du CNGPN.
M. Houle et les principaux membres de la direction du CNGPN incluant le service de consultation en matière de gouvernance et le service des communications travaillent en étroite collaboration avec les dirigeants représentant les citoyens vivant dans la zone du traité afin de développer une stratégie de négociation qui sera mise en œuvre lors des discussions avec la Province de l’Ontario.
« Le développement de cette stratégie est un élément intégral de la mise en œuvre des droits inhérents », mentionne Houle.
Il ajoute que les gens des Premières Nations de cette zone portent le titre ancestral qui signifie qu’ils ont des intérêts exclusifs pour le territoire et ses ressources et par le fait même les pêcheries. Étant donné qu’ils ont le droit de choisir la façon dont le territoire et ses ressources sont utilisés et de tirer profit de tout gain économique.
« Tout ceci devient un processus d’exercice du droit d’être consulté et d’être inclus dans la prise de décision qui sont légalement requis, en honneur à la Couronne, dans toute décision affectant le territoire et les ressources des Premières Nations », dit Houle.
Ce sont des principes importants comme ceux-ci sur lesquels le CNGPN fournit des informations et de l’aide au fur et à mesure que cette question évolue. Les fers de lance des discussions et de la planification de ceci sont la Nation Anishinabek, qui représente 42 Premières Nations de l’Ontario.
Incluant les conseils sur les droits inhérents, le CNGPN a aussi aidé la Nation Anishinabek à obtenir du financement de la part du gouvernement ontarien. Les argents ont été destinés spécifiquement à l’établissement d’un cadre de travail pour créer une autorité des pêches qui procurera aux communautés des Premières Nations plus de contrôle sur la pêche se déroulant dans leurs eaux. On s’attend à ce que ce l’accomplissement de ce développement prenne 2 ans. Il comprendra une planification et des négociations continuelles avec le gouvernement ontarien et une consultation directe et continue avec les citoyens des communautés des Premières Nations la zone du traité Robinson-Huron.
On s’attend à ce que d’autres Nations, autres que la Nation Anishinabek, à l’intérieur de la province, seront consultées afin qu’elles deviennent des collaboratrices importantes et qu’elles contribuent au cadre de travail et à toute autre législation similaire.